Naître un 27 octobre 1976, parler très tôt, faire des grimaces, être surnommée "Titine bad'jawe", jouer à Starsky et Hutch dans le jardin, inventer des histoires d'amour entre Barbie et Ken, faire rire, se lever tôt pour lire dans son lit, manger des gâteaux, chanter à tue-tête sur "Papa pingouin", se sentir devenir grande, rêver de Patrick Bruel, aller au cinéma, porter un appareil dentaire, collectionner les Studio Magazines, tomber amoureuse, faire du théâtre, écrire ses premiers textes, se sentir vivre, partir aux Etats-Unis pendant un an, faire un master en langues et littérature romanes, aimer au point de vouloir se marier, vivre en Suisse, faire un petit Gilles, écrire encore et enseigner pendant 10 ans dans une école géniale, découvrir Amandine Letawe, faire un petit Noah, écrire sa première pièce de théâtre "Le fil rompu" et faire des stages à l'Akdt, naître comédienne sous le regard de Jean Lambert, écrire "On ne me l'avait pas dit", être mise en scène par Jean et Amandine, rêver d'y arriver un jour, avoir la chance donnée par Huguette Van Dyck de jouer à la Samaritaine, rencontrer le premier public, enthousiasmer les critiques, jouer plus de 100 fois, vouloir recommencer, écrire "Mes nuits sans Robert", jouer partout jusqu'à Paris, être guidée par Gabriel Ringlet et écrire son premier roman "Tout ce silence", être publiée à Paris, écrire le troisième spectacle, faire une petite Salomé, répéter "Tout doit sortir" avec Jean et Amandine sous la douce lumière de Renaud Dechanet et surtout...


Rêver encore à la beauté du rêve accompli et à l'immensité de l'espace des possibles...